MANÈGES PARISIENS AU XIXe
SIÈCLE
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Alain Fabre
Dernière modification: 08/12/09
Ce travail ne prétend donner qu’une vision partielle des
manèges parisiens au XIXe siècle. Il est certain qu’il y en eut
d’autres. Il est également clair que ces manèges ne fonctionnèrent pas tous
simultanément. Certains eurent la vie longue, d’autres connurent une existence
éphémère. Nombreuses furent les faillites, les rivalités, les jalousies... En
outre, les constructions étant souvent en bois, les incendies étaient
fréquents, ce qui entraînait des reconstructions, des déménagements successifs
ou des disparitions pures et simples. Pour la deuxième moitié du XIXe siècle,
voir tout spécialement l’étude de Ghislaine Bouchet (1993). La compilation qui
suit provient de nombreuses sources éparses citées dans l’annexe
bibliographique du dossier dédié à François Baucher.
Il est important de noter que ces sources font apparaître un nombre assez
important de contradictions, qu’il est parfois difficile, voire impossible, de
résoudre. N’ayant malheureusement pas eu le temps de consulter les archives, je
livre ces données telles que j’ai pu les recueillir, sous réserve de
rectifications et de précisions ultérieures, qui permettront, je l’espère,
d’éclairer ces quelques recoins particulièrement obscurs de cette petite
Histoire en marge de la grande.
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AGUESSAU, 1 rue d’... |
VIIIe, entre le Palais de l’Elysée et la Place de la
Madeleine, Manège Leblanc:
1864-1871/1872 (Bouchet 1993: 315). Il s’agit de l’emplacement d’un hôtel
construit en 1712 par Boffrand et démoli vers 1928. |
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ARCADE, rue de l’ |
VIIIe: au nord-ouest de l’église de la Madeleine. Inauguré en 1818
par P.A. Aubert [1783-1863, élève de Louis-Charles Pellier],
qui le fit construire (en 1828, il est
maître du Manège de la rue de Ponthieu). |
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BENOUVILLE, 8 rue ... |
XVIe, au sud de la Porte Dauphine: Cirque/ Manège Molier entre 1880 et 1932 |
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BOIS-DE-BOULOGNE, 10 rue du... |
XVIe, à l’intérieur du triangle Av. de la Grande-Armée-Pte. Maillot-Av. Foch-Place de l’Étoile Manège Tivoli:
1868-1877 (Bouchet 1993) |
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BONDY, …rue de |
Xe, Situé derrière le théâtre de la Porte Saint-Martin, ce
petit manège est dirigé vers 1850 par Lalanne,
qui s’était fait une solide réputation de voltigueur
au cirque.[1] |
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CADET, 13 rue ... |
IXe, Manège Royal, installé en 1823. Y enseigna
Louis-Charles Pellier (1822 jusqu’en 1830), D’Aure
(vers 1830, avec pour élève [entre autres] Louis de Lancosme-Brèves),
puis Tassinari
(supprimé en 1830/ selon Hillairet, brûla en
1845, et fut continuée par Tassinari au passage des
Deux-Soeurs) |
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CHALGRIN, 3 rue... |
XVIe., à l’intérieur du triangle Av. de la Grande-Armée-Pte. Maillot-Av. Foch-Place de l’Étoile Manège Pellier
fils (Jules-Théodore) 1893-1903. Avant cette date, Pellier dirigeait le manège de l’avenue de l’Impératrice
(Bouchet 1993). Hillairet (1963) situe le manège Pellier au numéro 7 de cette rue, en 1910. Il s’agit
d’une erreur, le guide Baedeker de Paris (1912) donnant lui aussi le numéro 3
de la rue Chalgrin comme l’adresse du manège appelé alors Gougaud,
du nom de son propriétaire. En 1922, Beudant y
avait confié son cheval Mimoun à son ami le capitaine Bernard, qui enseignait
l’équitation dans ce manège. Quelques années plus tard, en 1927, Beudant lui enverra sa jument Vallerine
(Beudant 2005). |
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CHAMPS-ELYSÉES, 82 avenue des... |
VIIIe Manège Latry 1850-1883.
Repris par son neveu Gabriel Paillard de 1883 à 1894.[2] |
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CHAMPS-ELYSÉES, 116 avenue des... |
VIIIe Manège [Eugène] Chaplet, 1855-1857 (Bouchet 1993:
314) |
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CHAPTAL, 23 rue... |
IXe, entre l’église de la Trinité et les places Pigalle et
Blache, Manège Chaptal: 1879-1890: Robert Justin; 1890-1892:
Jules-Jean Broche; 1892-1894: Société Bettray et
Cie.; 1911-1914: Louis Pierrel (Bouchet 1993: 314) |
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CHAUSSÉE D’ANTIN 24 rue de la... |
1842 : manège Bellanger & Weber (Almanach-Bottin du commerce) |
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CHAUSSÉE D’ANTIN 49bis rue de la... |
IXe Manège Defitte et Cie. jusqu’en 1854. Le Vicomte d’Aure y
professe en 1842 (Almanach-Bottin du commerce). Manège Sainte-Cécile:
1858-1864 (Bouchet 1993: 314) |
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DEUX-SOEURS, passage des |
IXe (ex Impasse des Chiens - nom actuel depuis 1815), entre
les métros Cadet et Pelletier: Manège [emplacement: au sud de la rue
Lafayette] dirigé (après 1830) par Tassinari , puis François Leblanc (élève de Louis-Charles Pellier; 1834). Le manège brûla en 1850 [Hillairet: le manège existait encore en 1858].
Louis-Charles Pellier (mort en 1846) y enseigna à
partir de 1834, ainsi que D’Aure (avant Tassinari)
avant de diriger le manège de la rue Duphot. |
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DUPHOT, 12 rue ... |
Ie, entre l’église de la
Madeleine et celle de l’Assomption (à l’origine: rues Duphot/
Neuve-Luxembourg [Cambon], avec autre entrée Bd. de la Madeleine). Le Manège Duphot fonctionna
jusqu’en 1914 [Hillairet se trompe en disant qu’il
fonctionna seulement à partir de 1860!]. D’Aure y enseigna à partir de 1838
mais en démissionne en 1839 [jusqu’en 1840 selon Guillotel].
Directeur en 1842 : Vicomte O’Heggerty
(Almanach-Bottin du commerce). En 1846, M. de Fitte,[3]
ancien élève de Baucher, dirigeait l’établissement
mais le quitta pour le manège de la Chaussée d’Antin. En 1848, le Manège Duphot est repris
par M. de Montigny (écuyer de l’École Militaire. Il doit s’agir du comte Louis-Xavier
de Montigny, 1814-1890). Entre 1850 et 1864 dirigé par Louis de Lancosme-Brèves (1809-1873)[4].
Les données fournies par Bouchet (1993: 314) sur les directeurs successifs de
ce manège diffèrent quelque peu de l’inventaire précédent: Stephen Drake jusqu’en
1865, Condé: 1865-1866, Dupont: 1866-1873, Chevalier: 1873-1914. A partir de
1875, le manège Duphot, toujours selon Bouchet,
reprit comme succursale celui du Panthéon situé rue Lhomond. |
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ÉCHIQUIER, 38 rue de l’… |
1842 : Manège Louis (Almanach-Bottin du commerce) |
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ENGHIEN, 42 rue d’ ... |
Xe, au nord de la Porte-St.-Denis, Manège Pellier père (Jules-Charles) de 1855 à la fin du
Second Empire. Entre la rue des Petites-Écuries et la Porte Saint-Denis.
Succédèrent à Pellier Parvais,
Caytan et Cie. entre 1878 et 1886. De 1886 à 1902,
le manège fut repris par Grouls et Cie. (Manège Grouls). |
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FAUBOURG-MONTMARTRE, 42 rue du... |
IXe, à l’est de l’Hôtel Drouot. Vers 1830, jusqu’en 1855: Manège
Tassinari .
Déménagea en 1855 au 3, rue Lamartine. Bouchet (1993: 315) mentionne ce
manège entre 1855 et 1864 sous le nom de son directeur, Leblanc,
lequel continua ses activités de 1864 à 1871/1872 au numéro 1 de la rue d’Aguessau.[5]
Selon l’Almanach-Bottin du commerce, Leblanc y était professeur en 1842. |
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FAUBOURG-St-HONORÉ, 232 rue du... |
VIIIe. École de dressage et d’équitation [Louis] Blaisel et
[Louis] Picart, 1880-1884. Manège Picart et Cie. 1884-1889. Le manège avait une succursale
au 65 de la rue de Courcelles. qui fonctionna jusqu’en 1910 (Bouchet 1993:
314) |
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FAUBOURG-St-MARTIN, 11 rue du ... |
Xe, au nord de la Porte St-Martin. Manège Latry/ Baucher/ Pellier où Baucher et
Jules-Charles Pellier [fils de Louis-Charles Pellier] y enseignent à partir de 1834. Agrandissement du
Manège Leblanc (grande concurrence avec le Manège Duphot).
Louis Rul travaille se perfectionne pendant 4 ans
dans ce manège. En 1853, Pellier transféra son
manège au 42 de la rue d’Enghien.[6]
Le manège disparaîtra
en 1902. |
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FLEURUS, 2 rue de ... |
VIe. Manège du Luxembourg (?), incendié en 1868.
1842 : directeur Lecornué (Almanach-Bottin du
commerce). Plus tard Henri Choppin, directeur.
Bouchet (1993: 315) fournit les noms de deux directeurs, Parvais
et Dehys, mais sans mentionner les dates.[7] |
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FOLIE-MÉRICOURT, 12 rue ... |
XIe, nord du Bd. Voltaire et du métro St-Ambroise. Vers 1830 Manège
Piton |
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FOSSÉS-DU-TEMPLE, 64 rue des... [actuelle
r. Amelot] |
Manège Lalanne (Joseph Lalanne,
l’aîné): 1853-1864. Lalanne transféra en 1864 son
manège au 9 rue de Nemours (V. infra).
Maertens et Cie. 1879-1881; Gibert et Cie.
1882-1884; Berkel: 1885 (année de la disparition du
manège) (Bouchet 1993: 315) |
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GRANGE-BATELIÈRE, 2 rue de la ... |
IXe, à l’est de l’hôtel Drouot [Guillotel:
aujourd’hui rue Drouot, hôtel de la duchesse de Dino sous l’Empire]. Manège
Vincent (= Manège des Dames) fonctionne autour de 1842, époque où
P.-A. Aubert y enseigna. |
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IMPÉRATRICE, 24 Av. de l’ [aujourd’hui Av. Foch] |
XVIe. Nouveau manège de Pellier
fils (Jules-Théodore): 1873-1893. Antérieurement à cette date, Pellier avait dirigé le manège de la rue de Suresne. En 1893, Pellier transféra ses activités rue Chalgrin, entre 1893 et 1903. |
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LAVANDIÈRES-Ste-OPPORTUNE, 2 rue des... |
Ie Manège du Châtelet,
1864-1895: Charrassé, directeur (Bouchet 1993: 314) |
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MADELEINE, 5 Place de la... |
VIIIe, Manège Kuntmann; Manège
de Soubise (vers 1830, d’Aure retrouve Le Cerf, Lord Seymour l’achète et
le fait achever) |
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MONTAIGNE, 29 avenue... |
VIIIe École de dressage Blaisel, 1859-1872 [continue en
1880 au 232 rue du Faubourg St.-Honoré] (Bouchet 1993: 314) |
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MONTMARTRE, 113 rue... |
IIe, à l’est de la Bourse. Manège Central:
Louis-Charles Pellier nommé directeur par Louis-Philippe.
[8]
Il y resta jusqu’en 1834 (puis è r. du Fbg.-St.-Martin). A partir de 1835,
D’Aure y enseigne. 1836 fondation de la Société
d’Encouragement par Lord Seymour et D’Aure. 1842 : directeur Defitte (Almanach-Bottin du commerce) |
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NEMOURS, 5 rue de... |
XIe, entre le Bd. Richard-Lenoir et l’av. Parmentier, derrière
le cirque d’Hiver, Manège Lebreton et Sauton,
disparu en 1852 (Bouchet 1993: 315). Lebreton
continua au quai Valmy (v. infra) |
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NEMOURS, 9 rue de... |
XIe. Manège Lalanne, à partir
de 1864 (V. supra Manège Lalanne rue des Fossés-du-Temple) |
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NEUVE-DES-MARTYRS, 14 rue... [actuelle rue
Manuel] |
IXe, Manège Sauton
(l’aîné): 1854-1858. Déménagea après cette date aux 27-37 rue de la Tour-d’Auvergne (jusqu’en 1862). |
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PENTHIÈVRE, 32 (et 29) rue de... |
VIIIe , derrière de Ministère de
l’Intérieur; François Baucher y aurait enseigné de
1858 à 1860; son fils lui succède au No. 29 de la même rue (Bouchet 1993:
313) |
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PÉPINIÈRE, 20, rue de la... |
VIIIe, entre la gare St-Lazare et la Pl. St-Augustin. L’un des
manèges où Baucher enseigna après 1856. Bouchet
(1993: 314), sans faire référence à Baucher, dit
que ce manège fonctionna de 1865 jusque vers 1865 sous le nom de Manège René
(Dauvergne et Cie). Ce manège est déjà cité sous le nom de Manège Dauvergne
et Cie. dans le guide de Joanne
(1863), de sorte que la date fournie par Bouchet devrait être reportée
quelques années en arrière . |
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PONTHIEU, 17 rue de... |
VIIIe, parallèle aux Champs-Elysées (au nord, entre l’avenue
Matignon et la rue de Berri). Manège civil de la rue de Ponthieu où
P.A. Aubert (1783-1863) professa entre 1828 et 1830. Peu de temps après y
enseignent aussi Pellier et Baucher.
Directeur: Latry Surène, rue de (No. 25) Manège Pellier fils à la fin du Second Empire. À l’ouest de la place de la Madeleine. |
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PONTHIEU, 31 rue de... |
1842 : Manège Latry (Almanach-Bottin du
commerce) |
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POSTES, 51 rue des... [actuelle rue Lhomond] |
Ve, entre le lycée Henri-IV et l’Institut Curie, Manège du Panthéon: 1867-1914.
Jusqu’en 1875, ce manège était tenu par un ancien officier de l’École de
Saumur, Hippolyte Fradin. Après cette date, il
devint, sous la direction d’Henri Chevalier, une succursale du manège Duphot (Bouchet 1993). Le guide Baedeker de Paris
(édition de 1912) cite encore à cette adresse le manège Duchon.
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RANELAGH, 79 avenue du... |
XVIe, à l’est de la Porte de Passy, École d’équitation du Ranelagh. Jusqu’en 1876, cette école était tenue par
Jules Lenoble du Teil (1838-1898). Émile Quenelle
lui succéda entre 1876 et 1877. L’école ferma ses portes en 1914 (Bouchet
1993). Le guide Baedeker (1912) la mentionne sous le nom de Salomé &
Lamy. |
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SAINT-LAZARE, 95bis rue... |
VIIIe/IXe Manège Sainte-Cécile. Ce manège
existait déjà en 1842, date à laquelle y enseignait de Fitte, ainsi que Baucher, qui faisait travailler ses chevaux et enseignait
sa méthode pendant la saison d’hiver.[9] Ce manège fut transféré en 1858 au 49 rue
de la Chaussée-d’Antin (Bouchet 1993). Il était
alors dirigé par Victor Chopet.[10]
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SURESNE, 19 rue de... |
VIIIe, à l’ouest de la Pl. de la Madeleine, Manège Pellier fils (Jules-Théodore) 1863-1873, qui continua
avenue de l’Impératrice (Bouchet 1993). Le manège de la rue de Suresne fermera ses portes en 1914. Selon Hillairet (1963), le manège Pellier
correspondrait au numéro 25 de cette rue. |
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TEMPLE, 78 Boulevard du... |
Xe, au sud de la Pl. de la République et au nord du Cirque
d’Hiver: Manège Franconi (vers 1830) |
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TOUR-d’AUVERGNE, 27-37 rue de la... |
Manège Sauton (l’aîné):
1858-1862. Avant cette date, le manège Sauton opérait au 14 de la rue
Neuve-des-Martyrs (Bouchet 1993) |
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TROYON, 7 rue de... |
XVIIe , entre la Place de
l’Étoile et la Place des Ternes, Manège [Ernest] Lalanne (né en 1847): 1881-1883. Manège transféré au 12 de la même rue (Bouchet 1993: 315) |
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TROYON, 12 rue de... |
XVIIe Manège [Ernest] Lalanne: 1883-1914 (Bouchet 1993: 315). Figure toujours
dans le guide Baedeker de 1912. |
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VALMY, …quai |
Xe. Manège Lebreton , le long du canal Saint-Martin (cité par Chapus en 1854). Après la disparition du manège de la rue
de Nemours, en 1852, (V. supra), Lebreton s’installa quai Valmy. |
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VARENNES, 38 rue de... |
VIIe, entre la rue du Bac et l’Hôtel Matignon: Manège Thirion. En 1842, le Vicomte de Montigny y est
professeur (Almanach-Bottin du commerce).Selon Bouchet (1993), ce manège
était connu sous le nom de Manège Marquis. Il aurait disparu en 1868.
C’est dans cette maison que la comédienne Marie Dorval mourut en 1849. |
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VARENNES, 90bis rue de... |
VIIe. Manège Marquis: 1853-1868.[11]
Dernier directeur: De Nabat (Bouchet 1993) |
AUBERT, P.-A. (?1783-1863)
- r. de l’Arcade, 1818-
- 17 r. de Ponthieu, 1828-1830
AURE, Comte d’ (1799-1863)
- Passage des Deux-Soeurs, -1830
- 13 r. Cadet, 1830-
- 12 r. Duphot, 1830-1840
- 49bis r. de la Chaussée d’Antin & 95bis r. Saint-Lazare, 1842
(Almanach-Bottin du commerce)
- 113 r. Montmartre, 1835-
BAUCHER, François (1796-1873)
- 11 r. du Faubourg-Saint-Martin, 1834-
- r. de la Pépinière, 1856
BELLANGER ET WEBER
- 24 r. de la Chaussée d’Antin, 1842 (Almanach-Bottin du commerce)
BLAISEL, Louis
- 29 av. Montaigne, 1859-72
BLAISEL, Louis & PICART, Louis
- 232 rue du Faubourg-St.-Honoré, 1880-84 è Picart
et Cie. 1884-89
CENTRAL
- 113 r. Montmartre, dir. Louis-Charles Pellier 1830 (?)-34 (è r. du Faubourg-St.-Martin);
professeur: d’Aure 1835-
CHAPLET, Eugène
-116 av. des Champs-Elysées, 1855-1857
CHAPTAL
- 23 r. Chaptal, directeurs: Robert Justin 1879-90 è Jules-Jean Broche 1890-92
è Bettray
et Cie. 1892-94 è ? è Louis Pierrel 1911-14
CHATELET
- 2 r. des Lavandières-Ste-Opportune, 1864-95, directeur: Charrassé
CHOPPIN, Henri
- 2 r. de Fleurus, -1868 (incendie)
(v. aussi LECORNUÉ)
CIVIL, Manège ---
17 r. de Ponthieu, professeurs, P.-A. Aubert, 1828-30; François Baucher & Pellier; directeur:
Latry è Manège Pellier
fils 1869 (?)...
FITTE, de (DEFITTE)
- 113 r. Montmartre, 1842 (Almanach-Bottin du commerce :
« écuries pour 40 chevaux »)
- 12 r. Duphot, 1846
- 49bis r. de la Chaussée-d’Antin ...-1854 è Sainte-Cécile 1858-64
FRANCONI
- 78 bd. du Temple, vers 1830
KUNTZMANN (Manège de Soubise)
- 5 Pl. de la Madeleine, 1830, 1842 (Almanach-Bottin du commerce)
LALANNE, Joseph (aîné)
- 64 rue des Fossés-du-Temple, 1853-64
- 9 r. de Nemours, 1864-79 (?) è Maertens
et Cie. 1879-81 è Gibert et Cie. 1882-84; Berkel 1885.
LALANNE, Ernest
- 7 r. de Troyon, 1881-83
- 12 r. Troyon 1883-1914
LANCOSME-BRÈVES, Louis de
- 12 r. Duphot, 1850-1864
LATRY (BAUCHER/ PELLIER)
- 11 r. du Faubourg-Saint-Martin, 1834- professeurs: Jules-Charles Pellier et François Baucher (è 42 r. d’Enghien
- 31 r. de Ponthieu (LATRY), 1842 (Almanach-Bottin du commerce)
1853-)
- 82 av. des Champs-Elysées, 1850-1883 è son neveu Gabriel Paillard,
1883-1894
LEBLANC, François
- Passage des Deux-Soeurs, 1834
- 42 Rue du Faubourg-Montmartre 1855-64
- 1 rue d’Aguessau 1864-71/72
LEBRETON & SAUTON
- 5 r. de Nemours, -1852
LEBRETON
-... quai Valmy (1852-)
LECORNUÉ
- 2 r. de Fleurus, 1842 (Almanach-Bottin du commerce)
MONTIGNY, Louis-Xavier de (1814-1890)
- 38 r. de Varenne, 1842 (Almanach-Bottin du commerce)
- 12 r. Duphot, 1848-
O’HEGGERTY, Vicomte
- 10 r. Duphot, 1842 (Almanach-Bottin du
commerce)
PANTHÈON
- 51 r. des Postes [actuelle r. Lhomont],
1867-75, dir./ prof.
Hippolyte Fradin è 1875- dir.
Henri Chevalier (succursale du Manège Duphot)
è ...-1914
PELLIER, Louis-Charles (1767-1846)
- 13 r. Cadet, 1822-30
- 113 r. Montmartre, 1830-
- Passage des Deux-Soeurs, 1834-
PELLIER, Jules-Charles (PELLIER père) (1800?-1874?)
- 11 r. du Faubourg-Saint-Martin, 1834-, 1842 (Almanach-Bottin du
commerce : « écuries pour 60 chevaux »)
- 42 r. d’Enghien, 1855-70 (?) è Parvais,
Caytan et Cie. 1878-86 è Grouls
et Cie. 1886-1902
- 25 (ou 19?) r. de Surène, fin du II Empire, v. Pellier fils 1863-73
PELLIER, Jules-Théodore (PELLIER fils) (1830-1904)
- 17 r. de Ponthieu vers la fin du Second Empire
- 19 (ou 25?) r. de Surène 1863-73 (è ...-1914)
- 24 av. de l’Impératrice 1873-93
- 3 rue Chalgrin, 1893-1903
PENTHIÈVRE
- 32 rue de Penthièvre, 1858-60, François Baucher,
professeur
- 29 rue de Penthièvre, 1860- Henri Baucher,
professeur
PÉPINIÈRE
- 20 r. de la Pépinière, 1856-, François Baucher,
professeur è Manège René/ Dauvergne
et Cie. 1865)
PITON
- 12 r. Folie-Méricourt, vers 1830
RANELAGH
- 79 av. du Ranelagh, -1876 dir./ prof. Jules Lenoble du Teil è 1876-77 Émile Quenelle è ... -1914
SAINTE-CÉCILE
- 95bis r. Saint-Lazare, 1854-58 è 49 r. de la Chaussée-d’Antin
SAUTON (l’aîné)
- 14 r. Neuve-des-Martyrs, 1854-58
- 27-37 r. de la Tour-d’Auvergne 1858-62
TASSINARI
- Passage des Deux-Soeurs, 1830. Directeurs: Tassinari è François Leblanc -1850
- 42 r. du Faubourg-Montmartre, 1830-1955
- 3 r. Lamartine, 1855-64, dir. François (?)
Leblanc (è 1 r. d’Aguessau)
THIRION ( = Manège
Marquis)
- 38 r. de Varenne, ...-1868
- 90bis r. de Varenne 1853-68
TIVOLI
-10 r. du Bois-de-Boulogne, 1868-77
VINCENT (Manège des Dames)
- 2 r. de la Grange-Batelière, vers 1842
[1] Selon l’Almanach des spectacles de 1837-1838, trois Lalanne
participaient à cette époque aux représentations équestres du Cirque
Olympique : Lalanne aîné, Émile Lalanne et Paul Lalanne.
[2] Chapus (1854)
nous apprend que « Le manège Latry, aux
Champs-Elysées, est fort suivi par les femmes distinguées, surtout par les
dames anglaises, qui l’ont adopté. Elles y reçoivent d’excellentes leçons de M.
Latry, qui est particulièrement écuyer de selle
anglaise. Les chevaux de promenade sont très-bons ; les équipements sont
tenus avec le soin qu’on trouve dans une écurie de maître. Il règne dans ce
manège un excellent ton. M. Latry est bon
accompagnateur pour les promenades de dames au dehors ; quoique prudent,
il accoutume cependant ses élèves à mener franchement leurs chevaux. Du reste,
chez lui il se fait peu de travail des effets
d’ensemble, d’équilibre, de science équestre et d’art ».
[3] Edmond Got
suivait en 1842 les cours de de Fitte au manège de la
rue Sainte-Cécile. C’est par son intermédiaire qu’ il
connut Baucher, qui venait y enseigner en hiver (Got 1910).
[4] Au sujet de l’art équestre déployé par Lancosme-Brèves, Chapus (1854)
nous apprend que celui-ci « a dans ses écuries de beaux et bons chevaux. John
Bull, entre autres, cheval très-difficile, atteste toute son habileté d’écuyer.
Il en obtient le travail de haute école dans son développement le plus complet,
puis à volonté ce cheval rentre dans ses défenses primitives les plus
énergiques. Il exécute non seulement le piaffer sur place, mais le passage en
avant et en arrière. Pour obtenir le passage en arrière, il faut, après avoir
rassemblé complétement l’animal, laisser primer
l’action de la main insensiblement en reculant un peu les jambes en arrière, et
porter légèrement le haut du corps également en arrière, de telle sorte que le
centre de gravité du cavalier entraîne en arrière par ce déplacement le centre
de gravité du cheval, et par conséquent la masse. John Bull, sous la main
puissante de son cavalier, passe d’un grand trot ordinaire à un trot en arrière
très-développé, et cela par la même méthode dont se sert M. de Lancosme-Brèves pour le passage. Dans ce mouvement on voit
l’arrière-main projeter les membres en arrière avec la même force et la même
précision que fait un trotteur avec ses épaules. En un mot, l’animal se sert de
ses hanches comme le trotteur de ses épaules. Pendant cette allure rétrograde,
les rênes sont presques flottantes, car l’opposition
de la main est à peine sensible ».
[5] Apparemment, les propriétaires étaient
deux frères Leblanc : « Le manège des frères Leblanc est dans la rue
du Faubourg-Montmartre. Son écurie se compose principalement de chevaux
allemands en bon état. Les équipages y sont très-propres. Le local a des
dimensions qui se prêtent au travail de carrière aussi bien qu’à celui de manège ;
c’est le dernier temle ouvert à la grande équitation
classique et cadencées. La culotte blanche, les bottes à l’écuyère, la selle
française à la housse galonnée, la tenue sévère y sont de rigueur » (Chapus 1854). Dans son guide de Paris, Joanne (1863)
mentionne également les frères Leblanc.
[6] « Si quelque chose peut entretenir
en l’avivant le goût de l’équitation, ce sont les exercices du manège Pellier. Là, l’élève est conduit et poussé en raison de son
aptitude. De la rue du Faubourg-Saint-Martin, son local a été transoprté rue d’Enghien, au coin du faubourg Poissonnière.
Cent vingt pieds de long, sur une largeur proportionnelle, constituent un
espace propre au développement des grandes allures. Ce manège est la pépinière
de bons écuyers. De là sont sortis la célèbre Caroline Loyo
et Pauline Cruzent. Non-seulement on y devient
cavalier habile, mais on s’y amuse [...] » (Chapus
1854). Le même auteur nous rapporte l’anecdote suivante : « Un soir
le général Yussuff
se (sic) réunit dans ce manège
à plusieurs de nos plus fameux écuyers, curieux de juger par eux-mêmes du
mérite de l’équitation arabe. Cette assemblée toute technique se composait
principalement de MM. Laurent Franconi, Pellier, Baucher, Léon Gatayes, Chabot et Horace Vernet. Dès que le général fut
arrivé, on donna l’ordre de fermer les grilles d’entrée. Il allait monter un
cheval très-difficile, nommé Yacoub, cheval brillant
mais bistourné et d’un mauvais moral, comme le sont presque toujours les
chevaux de construction vicieuse. C’était un dangereux pas d’armes équestre,
merveilleusement propre à mettre en évidence toute l’habileté du cavalier. A la
vue du riche harnachement arabe tout chamarré d’or et de velours, Yacoub s’agita, bondit, rua et se cabra. Il était furieux.
Le palefrenier chargé de cette besogne faillit être tué par lui. Il fallut
bander les yeux du cheval pour parvenir à le seller. Cette opétation
faite, Yussuff
enfourcha l’animal avec une dextérité prodigieuse. Tous les yeux étaient
fixés attentivement sur lui. Nos maîtres étudiaient avec intérêt ce système
d’équitation si renommé et rival du leur. Yussuf
avait monté en dehors de tous les principes des écoles allemandes et
françaises, mais enfin il avait monté si vite que le cheval n’avait pas eu la
possibilité de se défendre. Au moment où il prenait son aplomb sur la selle,
ses pieds chaussant entièrement les étriers larges et très-courts, Yussuff, dans une position raccourcie, parut fort
disgracieux ; mais presque aussitôt on le vit se lever sur les étriers,
développer son galbe, se grandir pour ainsi dire et attaquer le cheval, dont il
tenait les rênes flottantes au petit doigt de sa main gauche. Tout à coup il
part au galop à fond de train. On eût dit que devant lui se déroulait un
horizon sans borne. On frémissait ; arrivé à l’extrémité du manège, il
fait une demi-volte sur les hanches, en transmettant au cheval le mouvement
qu’il fallait accomplir pour changer de position. Il se livre successivement à
tous les exercices de l’équitation classique et savante, mais en procédant par
des moyens autres que ceux qui sont enseignés par nos écoles. Ce spectacle
électrisa tous les assistants. Ils firent demander des chevaux, qui leur furent
amenés, et tous sautèrent dessus en un clin d’oeil.
Alors commencèrent des courses, des chasses prodigieuses, inouïes, des luttes,
des tournois d’audace équestre. C’étaient les précurseurs de la fantasia par laquelle cette séance
devait finir. Yussuff s’élance, à sa suite se
précipitent tous les autres. Ils vont ventre à terre. L’Arabe qu’on puorsuit jette son fusil en l’air, lui fait faire un tour
sur lui-même, le ressaisit, se retourne et tire en fuyant, puis recommence. Il
passe, court, s’esquive au milieu des cavaliers qui le harcellent. Pendant ce
temps, Horace Vernet a pris un uniforme de fantassin, et, le mousquet à la
main, il fait feu sur les cavaliers. On le charge, il se dérobe, court à
droite, court à gauche, infatigable, leste comme le chevreuil, et continue le
feu. Les chevaux s’animent à ces détonations répétées, d’épais nuages de poussière
et de fumée emplissent le manège [...] »
[7] A l’époque où fut publié le guide de
Joanne (1863), MM. Parvais et Dehys
sont mentionnés comme directeurs du Manège du Luxembourg.
[8] Le 8 septembre 1830 apparurent des
affiches de la Société des Amis du Peuple invitant au combat contre le pouvoir
en place. Le manège Pellier , où était domicilié le siège de la Société, était alors un
important foyer d’”agitation” républicaine.
[9] C’est en janvier 1842 qu’Edmond Got fut présenté à Baucher par de
Fitte afin de servir de « tincturier » au
maître qui avait commencé à rédiger sa méthode d’équitation (Got 1910).
[10] Bien que Chapus
(1854) ait apprécié les mérites de Victor Chopet
(« très-solide cavalier de selle anglaise ») le manège semble avoir
été quelque peu exigu: « Les dimensions du local sont peut-être un
peu restreintes pour que les chevaux aient le temps, après les passages des
coins, de se replacer droit sur la lugne
droite ! ».
[11] Selon Chapus
(1854), Ernest Marquis était un ancien employé de la maison royale. Son manège,
« un peu petit » d’après Chapus, avait été
autrefois celui du prince de Conti.